ENTRE MES DOIGTS

#4 - Ces larmes qu’on ne montre pas après l’accouchement

Augustine SONNA

Sage-femme

Accompagnante périnatale

Hello Mon Amazone !

Bienvenue dans cette nouvelle épisode de notre aventure périnatale : Une Naissance Mais Pas Que !

Je suis ravie de t’accueillir dans cet univers dédiée à la maternité. Nous ne sommes peut-être qu'une quinzaine pour l'instant ; mais je suis convaincue que cette communauté grandira avec le temps et deviendra une source inestimable de partage et de soutien.

Reçois cette rose en guise de rémerciements de ma part pour ton temps précieux passé à me lire🌹.

Au resto avec mes sisters. Moi même je ne sais

pas ce que je regardais, concentrée comme ça.

TEMPS FORTS

INTRODUCTION

On t'avait dit : « tu verras, quand tu tiendras ton bébé dans les bras, tout changera ».
Et oui, tout a changé ; mais pas comme tu l’imaginais.

Tu as souri pour la photo à la maternité, tu as répondu « ça va » à toutes les félicitations.
Mais à l’intérieur, il y a ces larmes silencieuses ; celles qu’on ne montre pas.
Parce que tu ne veux pas inquiéter ; parce que toi-même, tu ne comprends pas toujours d’où elles viennent.

1. Ce mélange étrange : joie et vide à la fois

Il y a ce bébé qu’on aime profondément, viscéralement…
Et en même temps, ce vertige ; ce sentiment d’être perdue dans un corps que tu ne reconnais plus, dans un rythme que tu ne contrôles pas.

Tu regardes ton bébé dormir, et parfois tu pleures sans savoir pourquoi.
Tu es heureuse ; mais fatiguée au-delà des mots.
Tu es reconnaissante ; mais traversée par une solitude que personne ne voit.

Et puis il y a cette pression, douce mais lourde : celle d’être une “bonne maman” : toujours disponible, toujours douce, toujours comblée.
Mais personne ne t’avait prévenue que la maternité, c’est aussi un tsunami émotionnel.

2. Ce n’est pas de la faiblesse, c’est du réel

Le baby blues, ce n’est pas un caprice.
C’est ton corps, ton cœur et ton cerveau qui essaient de se recalibrer après un ouragan.
C’est une descente hormonale brutale, un bouleversement intérieur que la société cache trop souvent derrière des “ça va aller”. Mais non, parfois ça ne va pas tout de suite.
Et ce n’est pas grave; pleurer ne fait pas de toi une mauvaise mère.
Ces larmes, c’est ton âme qui cherche à reprendre son souffle.

3. Ce dont tu as besoin, ce n’est pas de “tenir bon”

C’est d’espace, d’écoute, de bras qui accueillent sans juger, de gens qui ne te disent pas “allez, sois forte”, mais plutôt “je suis là, repose-toi”.

Ce dont tu as besoin, c’est d’un entourage qui comprend que le post-partum, ce n’est pas qu’une période de couches et de biberons. C’est une renaissance.
Et comme toute naissance, elle peut être belle et douloureuse à la fois.

4. Briser le tabou, c’est guérir.

Trop de femmes pleurent en silence, convaincues qu’elles sont seules à ressentir ce chaos intérieur.
Mais la vérité, c’est que tu n’es pas seule.
Et plus on ose en parler, plus on guérit : individuellement et collectivement.

Ces larmes qu’on ne montre pas sont souvent le début d’une guérison profonde.
Elles disent : “je suis vivante”, “je ressens”, “je traverse”.
Et c’est déjà immense.

POUR TERMINER

Tu n’as pas à choisir entre être une bonne mère et te sentir bien. Les deux sont possibles.
Et c’est exactement ce que Maternité 3.0 t’aide à construire, sans culpabilité, sans solitude mais avec des repères concrets pour ton corps, ton cœur et ton équilibre intérieur.

👉 Si tu veux découvrir une nouvelle manière de vivre ta maternité : alignée, apaisée et pleinement toi ; alors rejoins Maternité 3.0 ICI.

Augustine SONNA

The Atypical Midwife !

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