
Hello Mon Amazone !
Bienvenue dans cette nouvelle épisode de notre aventure périnatale : Une Naissance Mais Pas Que ! ✨
Je suis ravie de t’accueillir dans cet univers dédiée à la maternité. Nous ne sommes peut-être qu'une quinzaine pour l'instant ; mais je suis convaincue que cette communauté grandira avec le temps et deviendra une source inestimable de partage et de soutien.
Reçois cette rose en guise de rémerciements de ma part pour ton temps précieux passé à me lire🌹.

The Atypical Midwife ; je suis !
Il y a des douleurs qui font du bruit. Et puis il y a celles qui se vivent en silence. La fausse couche fait partie de ces expériences dont on parle peu, ou mal. Comme si perdre un bébé “trop tôt” ne donnait pas vraiment le droit de pleurer. Comme si l’absence de photos, de prénoms, de souvenirs visibles annulait la réalité du lien.
Et pourtant, une fausse couche n’est pas “juste un événement médical”. C’est une rupture brutale entre un avenir qu'on avait imaginé… et un présent vide.
Le terme deuil périnatal désigne la perte psychologique d’un bébé avant ou juste après la naissance. Même quand la grossesse est courte, le lien s’établit biologiquement, émotionnellement et neurologiquement. Des études montrent que :
👉 dès 6–8 semaines de grossesse, le cerveau limbique (lié aux émotions) est déjà activé face aux signaux du bébé.👉 le stress périnatal dû à cette perte peut persister plusieurs années si non accompagné.
Le deuil périnatal peut donc déclencher :
un véritable syndrome de deuil
de l’anxiété répétée
des symptômes dépressifs
une peur intense des grossesses suivantes
des troubles somatiques (douleurs, tensions)
Ce n’est pas “quelque chose de passager”. C’est une perturbation profonde du système émotionnel et corporel.
Parce que :
✖ il n’y a pas (souvent) d’événement social (funérailles, photos, annonces).
✖ on te dit “c’est courant”.
✖ on t’encourage à “t’en remettre vite”.
✖ l’entourage minimise pour te protéger.
Mais minimiser n’est pas soigner.
Le corps ne ment pas.
Il garde mémoire :
tensions abdominales ou pelviennes
troubles du sommeil
anxiété diffuse
douleurs inexpliquées
flashs émotionnels
hypersensibilité
Etc.
Tout ceci est dû au fait que la mémoire émotionnelle soit enregistrée dans le corps.
C'est pourquoi on ne guérit pas juste par la pensée.
On guérit par le corps + l’esprit + l’environnement social.
Étape 1 : Reconnaître ce qui a été vécu
Ce que tu peux faire aujourd’hui :
Écris sans filtre : prends un carnet et réponds à :
ce que tu as vécu
ce que tu attends encore
ce que personne n’a entendu
L'objectif ici est de sortir la charge interne. C’est la base, même si ça fait peur.
Étape 2 : Nommer tes émotions
Beaucoup confondent tristesse, colère, honte, culpabilité. C’est normal ; mais les nommer est un acte réparateur.
Tu peux utiliser cet outil concret :
Prends un tableau à 4 colonnes : Emotion | Intensité | Situation associée | Besoin derrière
Exemple :
Culpabilité | 8/10 | “J’aurais dû faire…” | Besoin de pardon
Objectif : expliciter, désactiver l’enchevêtrement émotionnel.
Étape 3 : Soigner le corps
Le stress et le deuil restent dans le système nerveux. C'est pourquoi je te conseille ces deux approches pratiques :
3.1 Respiration polyvagale : assise, dos droit, yeux fermés ; insuffle 5 secondes — souffle 10 secondes ; répète 5 fois
Objectif : calmer la réponse de survie du système nerveux.
3.2 mouvement doux : marche consciente + étirements, balayer le bassin, relâcher l’abdomen
Objectif : apaiser ton corps, même inconsciemment.
Étape 4 : Réapprendre à t'écouter
Après un deuil périnatal, beaucoup :
font taire leurs besoins
évitent de ressentir
se jugent
Voici un exercice pratique ci-dessous pour éviter cela.
Chaque matin, écris : “Aujourd’hui, j’écoute…” et note la première chose ressentie dans ton corps.
Objectif : recréer un dialogue interne sain.
Étape 5 : Entourer la douleur de mots et de visages
Le silence tue la parole. Mais la parole soigne. C'est pourquoi je te conseille vivement de rejoindre :
➤ soit un groupe de soutien,
➤ un accompagnement périnatal,
➤ une consultation spécialisée,
➤ une thérapie somato-émotionnelle.
Les preuves scientifiques sont là : 👉 le soutien social réduit significativement les symptômes de deuil et d’anxiété (American Psychological Association, 2017).
Il est vraiment recommandé de consulter si :
ta tristesse ne diminue pas après 4–6 semaines,
ton sommeil est constamment perturbé,
tu perds du poids ou tu ne manges plus,
tu as des pensées récurrentes de mort,
ton anxiété t’empêche de fonctionner.
Cela ne signifie pas que tu es faible, ni que tu es folle, mais juste que ton système nerveux a besoin d’aide.
On reconnaît le fait que la guérison ne signifie pas oublier, mais honorer ce qui a été vécu, reconnaître la douleur, puis vivre avec elle sans qu’elle soit un fardeau invisible.
Donc ce n’est pas une ligne droite, c’est un chemin entre souvenir, sens, douceur et repères.
Alors, si ce que tu as vécu résonne encore dans ton cœur ; si tu sens qu’une part de toi est restée en suspens, je t’invite à me rejoindre pour un espace d’accompagnement personnalisé. Tu peux prendre RDV ICI.
👉 Réserve ta consultation.
👉 Libère-toi du silence qui pèse.
👉 Et guéris réellement.
Augustine SONNA
The Atypical Midwife !



