
Hello Mon Amazone !
Bienvenue dans cette nouvelle épisode de notre aventure périnatale : Une Naissance Mais Pas Que ! ✨
Je suis ravie de t’accueillir dans cet univers dédiée à la maternité. Nous ne sommes peut-être qu'une quinzaine pour l'instant ; mais je suis convaincue que cette communauté grandira avec le temps et deviendra une source inestimable de partage et de soutien.
Reçois cette rose en guise de rémerciements de ma part pour ton temps précieux passé à me lire🌹.

The Atypical Midwife ; je suis !
Personne ne te prépare vraiment à ça.
On te prépare à respirer, à pousser, à faire confiance à l’équipe, à “lâcher prise”. mais on ne te prépare pas à ce moment précis, souvent silencieux, qui arrive après ; celui où tu te dis, à voix basse ou dans ta tête : “Ce n’est pas comme ça que je l’avais imaginé.”
Tu avais imaginé autre chose, pas forcément un accouchement parfait ; juste… différent ; peut-être plus doux, plus respecté, plus lent et plus conscient.
Mais à la place, il y a eu :
des décisions rapides
des gestes que tu n’as pas compris
un corps qui n’a pas répondu comme tu l’espérais
parfois une médicalisation que tu n’avais pas souhaitée
et après, tout le monde te dit : “l’essentiel, c’est que le bébé aille bien.”
Oui ; bien sûr. mais toi aussi, tu comptes ; et ressentir de la déception ne fait pas de toi une mauvaise mère.
La culpabilité est sournoise. Tu te dis que tu n’as pas le droit de ressentir ça ; que d’autres ont vécu pire, que tu devrais être reconnaissante.
Alors tu ravales, tu minimises, tu te tais ; tu te demandes même si tu n’es pas ingrate, faible, trop sensible mais la vérité, c’est que tu as vécu quelque chose de fort, d’intense, de transformant, et que ça n’a pas ressemblé à ce que ton cœur attendait ; et ça, ça mérite d’être reconnu.
La honte, cette émotion invisible.
Certaines femmes n’osent jamais dire : “je n’ai pas aimé mon accouchement” ; comme si aimer était obligatoire ; comme si souffrir en silence était un passage obligé.
Alors elles sourient ; elles racontent une version édulcorée. Elles disent “ça va” alors que quelque chose est resté coincé à l’intérieur. Cette honte-là, elle isole. Elle empêche de demander de l’aide. Elle empêche de déposer ce qui a été trop lourd.
Ce que personne ne te dit :
Tu peux :
aimer ton enfant profondément.
être reconnaissante qu’il aille bien.
et être blessée par ton expérience de naissance.
Les trois peuvent coexister. Ton ressenti n’enlève rien à la valeur de ta maternité. Il dit simplement que tu es humaine.
La première chose, ce n’est pas de relativiser, ni de comparer ton vécu à celui des autres , ni de te dire que “ça aurait pu être pire”.
La première chose, c’est de reconnaître ce que tu as vécu ; mettre des mots sur ton accouchement, dire ce qui t’a blessée, ce qui t’a surprise, ce que tu n’as pas compris sur le moment, parler, à quelqu’un qui sait écouter sans corriger ton ressenti.
En effet, beaucoup de femmes portent encore des zones floues autour de leur accouchement :
pourquoi certaines décisions ont été prises ?
ce qui s’est réellement passé dans leur corps ?
à quel moment elles ont perdu le sentiment de choix ?
Comprendre ces éléments, avec une professionnelle formée à l’accompagnement périnatal, permet de te réconcilier avec ton histoire de naissance ; pas pour la réécrire ; mais pour la rendre digeste.
Ensuite, il faut réparer. Mais attention, réparer, ce n’est pas effacer. On ne cherche pas à oublier? mais on cherche à intégrer.
Et cela peut passer par :
un entretien post-natal centré sur le vécu.
un accompagnement émotionnel en post-partum.
un espace sécurisé pour déposer ce qui a été trop lourd.
parfois, un travail corporel doux pour se réapproprier son corps.
Ce sont de petites étapes, mais elles changent profondément la manière dont tu vas vivre la suite de ta maternité.
Surtout, ne reste pas seule avec ça.
Une maternité difficilement vécue devient plus lourde quand elle est portée seule.
Se faire accompagnée, ce n’est pas un aveu de faiblesse ; c’est un acte de respect envers soi-même.
Tu ne peux certes, pas changer ton accouchement, mais tu peux changer la place qu’il occupe en toi.
Et quand tu es accompagnée après une naissance difficile, ce n’est pas seulement ton post-partum qui s’apaise…
mais toute ta maternité qui se réorganise.
Alors, si tu ressens le besoin d’en parler, de comprendre, ou d’être accompagnée après ton accouchement, tu peux répondre à ce mail, car tu n’as pas à traverser ça seule.
Augustine SONNA
The Atypical Midwife !



