ENTRE MES DOIGTS

#9 - Les blessures de la césarienne : physiques… et invisibles

Augustine SONNA

Sage-femme

Accompagnante périnatale

Hello Mon Amazone !

Bienvenue dans cette nouvelle épisode de notre aventure périnatale : Une Naissance Mais Pas Que !

Je suis ravie de t’accueillir dans cet univers dédiée à la maternité. Nous ne sommes peut-être qu'une quinzaine pour l'instant ; mais je suis convaincue que cette communauté grandira avec le temps et deviendra une source inestimable de partage et de soutien.

Reçois cette rose en guise de rémerciements de ma part pour ton temps précieux passé à me lire🌹.

The Atypical Midwife ; je suis !

TEMPS FORTS

INTRODUCTION

On parle souvent de la césarienne comme d’un “accouchement sécurisé”.
On parle de la cicatrice, de la douleur post-opératoire, du temps de récupération.

Mais on parle très peu de ce qui ne se voit pas.
Et pourtant, c’est souvent là que ça fait le plus mal.

Le fait est qu'une césarienne, ce n’est pas seulement une incision sur la peau ; c’est parfois une fracture silencieuse dans l’histoire que la femme s’était racontée sur sa maternité.

1. La blessure visible : celle que tout le monde reconnaît.

La cicatrice, elle, est tangible.
Elle tire, elle brûle, elle gêne les mouvements, elle rappelle le corps médical, les gestes rapides, parfois l’urgence.

Elle est suivie, surveillée, nettoyée.
On te demande si elle fait mal.
On regarde si elle cicatrise bien.

Mais très vite, on considère que “le plus dur est passé”.

2. Les blessures invisibles : celles qu’on minimise

Ce dont on parle moins, ce sont les phrases que les femmes se répètent en silence :

  • "Mon corps n’a pas su faire."

  • "Je n’ai pas accouché comme il fallait."

  • "Je n’ai pas été assez forte."

  • "J’ai raté quelque chose."

  • "J'ai été incapable de pousser."

Certaines femmes ressentent une honte, même quand la césarienne était médicalement nécessaire.
D’autres vivent un sentiment d’échec, surtout quand elles avaient longuement préparé un accouchement par voie basse.
D’autres encore ont du mal à créer du lien avec ce moment de naissance, comme si leur corps n’y avait pas vraiment participé.

Et tout cela est souvent balayé d’un revers de main par des phrases bien intentionnées mais violentes :

- “L’essentiel, c’est que le bébé aille bien.”
- “Tu es en vie, sois reconnaissante.”
- “Tu aurais pu faire autrement ? Non. Donc passe à autre chose.”

Mais le corps, lui, n’oublie pas.
Et le cœur non plus.

3. Une césarienne n’annule pas une maternité

Il est temps de le dire clairement : une césarienne n’est pas un échec. Ce n’est pas un manque de volonté. Ce n’est pas une faiblesse du corps. C’est une manière différente de donner naissance : parfois choisie ; parfois subie ; parfois salvatrice.

Ce qui fait la blessure, ce n’est pas l’acte en lui-même. C’est l’absence d’espace pour déposer ce qui a été vécu.

C'est pourquoi se réconcilier avec sa césarienne, ce n’est pas “se forcer à être positive”. Mais c’est pouvoir dire :

- “Ce n’est pas ce que j’avais imaginé.”
- “J’ai le droit d’être triste.”
- “J’ai le droit d’être fière aussi.”

4. Comment s’en réconcilier ?

1️⃣. Reconnaître les blessures invisibles

Avant toute chose, il faut nommer ce qui fait mal :

  • sentiment d’échec ou de ne pas avoir “fait assez” ?

  • honte ou culpabilité ?

  • difficulté à se connecter à son corps ou à son bébé ?

Solution pratique : prends un carnet ou ton téléphone et écris ce que tu ressens, sans filtre. Même quelques phrases par jour peuvent aider à sortir le poids des pensées négatives. Tu peux aussi partager avec une personne de confiance ou un groupe de femmes qui ont vécu la césarienne.

2️⃣. Se reconnecter à son corps

Après une césarienne, ton corps garde la mémoire de l’intervention : douleur, sensibilité, faiblesse musculaire, parfois sensation de blocage.

Solutions concrètes :

  • Tu peux faire une marche douce quotidienne pour mobiliser le bassin et améliorer la circulation

  • Exercices légers de respiration et de posture guidés par un(e) kiné ou une sage-femme spécialisée.

  • Massages doux autour de la cicatrice (quand elle est cicatrisée) pour détendre les tissus et réduire la sensibilité.

  • Yoga post-natal ou étirements adaptés pour renforcer le plancher pelvien et le dos.

3️⃣ Reprendre confiance dans sa maternité

La césarienne peut laisser un sentiment de “je n’ai pas accouché normalement”. Il faut reconstruire le récit de sa naissance.

Solutions concrètes :

  • Écris une lettre à soi-même sur ce que tu as vécu, ce que tu as ressenti et ce que tu as accompli.

  • Fais un rituel symbolique : toucher doucement la cicatrice, respirer profondément et dire “je célèbre mon corps”.

4️⃣ Demander et accepter du soutien

On ne guérit pas seule. La maternité post-césarienne peut être intense physiquement et émotionnellement.

Solutions concrètes :

  • Suivi périnatal ou post-partum : consultations, coaching ou accompagnement global.

  • Rejoins un groupe de parole ou ateliers pour femmes post-césarienne.

  • Sollicite l’aide pratique à la maison dans la mesure du possible(ménagère), pour réduire le stress et te concentrer sur ta récupération.

POUR TERMINER

✅ Si tu te reconnais dans ce que tu viens de lire… si ta cicatrice ou ce que tu ressens à l’intérieur te pèse encore, réserve dès maintenant une consultation avec moi. Ensemble, nous allons créer un plan concret pour soulager tes douleurs, reprendre confiance et faire de ta maternité une expérience pleinement vécue et respectée.

Augustine SONNA

The Atypical Midwife !

Travailler avec moi ?

Et si on prenait un rendez-vous ?

Vous souhaitez discuter d'abord?

Contactez-moi via WhatsApp.

Travailler avec moi ?

Et si on prenait un rendez-vous ?

Vous souhaitez discuter d'abord?

Contactez-moi via WhatsApp.